Le sous-sol bisontin ne pardonne pas les approximations. La boucle du Doubs a sculpté un relief en cuvette où les calcaires du Jurassique alternent avec des remplissages alluviaux très hétérogènes. Quand on projette un ouvrage ici, entre la Citadelle et les collines, le risque de dissolution du gypse ou de vides karstiques sous la couverture est une vraie épée de Damoclès. Pour éviter les mauvaises surprises, la tomographie par réfraction sismique donne une image continue du toit rocheux. On l’utilise en première intention sur des linéaires d’infrastructure. Dès que la profondeur dépasse 30 mètres ou que la géométrie se complique, on bascule en réflexion sismique haute résolution pour imager les discontinuités profondes. Nos équipes interviennent à Besançon avec un matériel à 48 géophones et une source à masse accélérée, calibrée pour le bruit urbain dense du centre historique.
À Besançon, le calcaire bajocien peut masquer des vides de dissolution : la sismique réflexion les détecte avant que la tarière ne les trouve.
Détails techniques du service à Besancon

Demonstration video
Défis techniques typiques à Besancon
Besançon, peuplée de 119 000 habitants, connaît un renouvellement urbain intense sur les friches industrielles de la vallée du Doubs. Or les alluvions récentes atteignent par endroits 15 mètres d’épaisseur, avec des lentilles tourbeuses très compressibles. Un projet sur pieux lancé sans imagerie sismique préalable dans le secteur des Prés-de-Vaux a vu son planning déraper de six mois : le rocher sain était 8 mètres plus bas que prévu. La conséquence, c’est un surcoût en béton et en acier que la tomographie sismique aurait évité pour une fraction du budget. En amont de toute fondation profonde, un profil sismique 2D apporte la continuité latérale que les essais CPT ne donnent pas. Sur les pentes, l’imagerie sismique calque aussi la surface de glissement potentielle : un paramètre critique pour les études de stabilité de talus.
Nos services
Notre prestation à Besançon couvre toute la chaîne de l’investigation sismique, de l’acquisition terrain au rapport de synthèse.
Réfraction sismique 2D
Profilage continu du toit rocheux et des épaisseurs de couverture. Idéal pour les tracés linéaires et les plateformes de construction.
Réflexion sismique haute résolution
Imagerie des cavités, karsts et discontinuités profondes sous le niveau du rocher. Essentielle dans le karst jurassien.
Tomographie MASW et ondes de surface
Détermination des profils de vitesse Vs pour la classification sismique des sols et le calcul du paramètre Vs30.
Rapport géotechnique complet
Coupes interprétatives, modules dynamiques, calage avec les sondages mécaniques. Conforme aux exigences de la mission G2.
Questions et réponses
Quelle est la différence entre la réfraction et la réflexion sismique ?
La réfraction exploite l’onde conique qui longe l’interface entre deux couches de vitesses différentes. Elle est parfaite pour imager le toit du substratum quand les vitesses augmentent avec la profondeur. La réflexion enregistre les échos sur les discontinuités et permet de voir des structures plus complexes, comme des cavités ou des couches minces. À Besançon, on utilise souvent les deux : la réfraction pour le rocher, la réflexion pour les karsts.
Quel budget prévoir pour une campagne de tomographie sismique à Besançon ?
Comptez entre 2 620 et 4 150 euros pour un profil de quelques centaines de mètres. Le prix final dépend de la longueur du linéaire, du nombre de tirs et de la méthode employée. Une étude combinant réfraction et réflexion avec un maillage serré sera plus onéreuse qu’un simple profil de reconnaissance.
La sismique fonctionne-t-elle en milieu urbain avec le bruit ambiant ?
Oui, à condition d’utiliser une source assez énergétique et un empilement de tirs. Notre masse accélérée couplée à un sismographe 48 canaux permet de filtrer le bruit de fond. Nous adaptons aussi les créneaux de tir pour minimiser les interférences.
Quelles informations obtenez-vous sur le rocher calcaire ?
Nous déterminons la profondeur du toit rocheux, le degré de fracturation et la présence d’anomalies. En couplant avec la réflexion, nous pouvons cartographier des vides de dissolution ou des zones décomprimées typiques du karst bisontin.
Faut-il coupler la sismique avec des sondages mécaniques ?
La sismique donne une image continue mais elle a besoin de points de calage. Nous recommandons toujours au moins un sondage mécanique ou un essai au pénétromètre pour corréler les vitesses sismiques avec la nature réelle des terrains.