La terrasse alluviale du Doubs impose des cadences de chantier strictes quand on remblaie une fouille au pied de la Citadelle de Besançon. Un promoteur nous a récemment confié le contrôle d’une plateforme destinée à un immeuble de logements rue de Vesoul, où les limons de débordement exigent un compactage soigné. L’essai de densité sur site par cône de sable permet de vérifier, couche par couche, que la masse volumique sèche atteint bien la valeur exigée par le bureau d’études géotechniques. Contrairement au nucléodensimètre, cette méthode ne dépend d’aucune source radioactive et s’adapte aux granulométries jusqu’à 50 mm, ce qui couvre l’essentiel des matériaux de remblai utilisés dans l’agglomération bisontine. Sur les chantiers où la nappe phréatique affleure — situation fréquente dans le quartier Battant — nous couplons souvent l’essai de densité avec un essai de perméabilité in situ pour anticiper les circulations d’eau sous dallage. Le résultat est livré le jour même sous forme de procès-verbal signé par un technicien COFRAC, prêt à être annexé au dossier de récolement.
Un degré de compactage mesuré au cône de sable est opposable au maître d’œuvre — c’est la seule méthode normalisée française qui donne une densité absolue sans courbe d’étalonnage radioactive.
Détails techniques du service à Besancon

Défis techniques typiques à Besancon
Les contrastes hydriques de la région bisontine — hivers à saturation prolongée suivis d’étés parfois caniculaires comme celui de 2022 — soumettent les remblais à des cycles de retrait-gonflement qui déstructurent rapidement une couche mal compactée. Un défaut de densité de seulement 3 % sous une dalle de 18 cm peut générer un tassement différentiel de plusieurs millimètres dès la première saison de chauffe, fissurant carrelages et cloisons. Dans les zones inondables du val de Saône, en aval de Besançon, un remblai sous-compacté constitue aussi un chemin préférentiel d’infiltration qui aggrave les désordres par lessivage des fines. L’essai de densité sur site au cône de sable permet de détecter ces poches sous-denses avant qu’elles ne deviennent un contentieux. Notre équipe technique réalise un point de contrôle tous les 500 m² de plateforme, avec un maillage resserré à 200 m² dans les zones de remblai technique où l’enjeu structurel le justifie.
Nos services
Notre laboratoire de Besançon intervient sur l’ensemble du département du Doubs pour le contrôle de compactage des remblais et des couches de forme, depuis les chantiers de maison individuelle jusqu’aux plateformes logistiques de plusieurs hectares. Les deux prestations ci-dessous couvrent l’essentiel des besoins en contrôle de densité sur site.
Contrôle de compactage courant – méthode du cône de sable
Essai de densité sur site réalisé conformément à la norme NF P 94-061-3. Chaque intervention inclut le calibrage matinal du sable, la pesée in situ du matériau extrait, la détermination de la teneur en eau par étuvage au laboratoire de Besançon, et la remise d’un procès-verbal horodaté avec photographie du point d’essai. Convient aux remblais sous dallage, tranchées de réseaux, et couches de forme routières jusqu’à 50 mm de Dmax.
Campagne de suivi avec plan de contrôle qualité
Pour les chantiers de terrassement de grande emprise, nous élaborons un plan de contrôle définissant le nombre et la localisation des essais de densité en fonction du volume de remblai, de la sensibilité de l’ouvrage et des exigences du bureau de contrôle. Les résultats sont consignés dans un tableau de bord partagé, et chaque point est géoréférencé sur le plan d’exécution. Cette formule est souvent retenue par les entreprises générales opérant sur la zone d’activité de Thise-Chalezeule.
Questions et réponses
Combien coûte un essai de densité au cône de sable à Besançon ?
Le prix unitaire d’un essai de densité sur site par la méthode du cône de sable se situe entre 110 € et 130 € hors frais de déplacement, selon le nombre de points commandés dans la même journée. Ce tarif comprend le temps de calibrage matinal, l’intervention du technicien sur chantier, la détermination de la teneur en eau en laboratoire et l’édition du procès-verbal. Une campagne de contrôle avec plan qualité fait l’objet d’un devis adapté au volume de mesures.
Quelle est la différence entre le cône de sable et le nucléodensimètre ?
Le cône de sable (NF P 94-061-3) mesure une densité absolue par substitution de volume, sans aucun calage préalable sur le matériau en place. Le nucléodensimètre donne une valeur relative qui dépend d’une courbe d’étalonnage spécifique au sol et à son humidité. Sur les chantiers bisontins, le cône de sable est préféré pour les contrôles de réception contradictoires car il élimine toute discussion sur l’influence de la teneur en eau ou de la nature chimique du sol.
Sur quels types de sols l’essai au cône de sable est-il applicable ?
La méthode s’applique à tous les sols meubles dont le diamètre maximal des grains ne dépasse pas 50 mm. Elle convient donc aux graves calcaires concassées utilisées en couche de forme dans le Doubs, aux sables alluvionnaires de la vallée du Doubs, et aux limons argileux compactés. Elle n’est pas adaptée aux sols purement graveleux à matrice vide ni aux enrobés hydrocarbonés.
À quelle fréquence faut-il réaliser un contrôle de densité ?
Le guide GTR recommande au minimum un essai de densité tous les 500 m² de surface compactée par couche élémentaire, avec un maillage resserré à un point tous les 200 m² dans les zones de remblai technique ou lorsque l’homogénéité du matériau est douteuse. Sur un chantier de maison individuelle à Besançon, cela se traduit généralement par deux à trois points de contrôle par couche de remblai.
Quel délai pour obtenir le rapport d’essai ?
Le procès-verbal est transmis par courriel le jour même de l’intervention ou le lendemain matin, dès que la détermination de la teneur en eau par étuvage est achevée. Le document mentionne les références du chantier, la localisation du point, le degré de compactage atteint et la comparaison avec la valeur cible de l’étude géotechnique.