Besançon, avec ses 119 000 habitants lovés dans une boucle du Doubs, offre un cadre géologique aussi remarquable que contraignant. Nous intervenons sur un territoire où les calcaires karstifiés du Jurassique dominent, alternant avec des marnes et des dépôts alluviaux en fond de vallée. La résistivité électrique et le sondage électrique vertical (SEV) nous permettent de lire ce sous-sol sans le perturber. En envoyant un courant continu dans le terrain et en mesurant la différence de potentiel, nous établissons un profil vertical de résistivité. Cela révèle la profondeur du toit rocheux, la présence de fractures aquifères ou de poches d'argile. Dans une ville où la nappe alluviale du Doubs peut compliquer les terrassements, cette technique apporte une vision claire avant le premier coup de pelle. Elle complète utilement les données d'un essai CPT lorsque la stratigraphie est complexe et que les méthodes mécaniques peinent à traverser les bancs calcaires compacts.
À Besançon, le SEV détecte les vides karstiques avant qu'ils ne deviennent un problème de fondation.
Détails techniques du service à Besancon

Défis techniques typiques à Besancon
L'erreur la plus fréquente à Besançon est de se fier uniquement à des sondages ponctuels dans un contexte karstique. Un forage mécanique peut traverser un calcaire sain sur dix mètres et rater complètement une poche de dissolution située cinq mètres plus loin. Nous l'avons constaté sur un chantier près de la Gare Viotte : un projet d'immeuble où le SEV a révélé une anomalie conductrice profonde correspondant à un conduit karstique rempli d'argile, invisible lors des premiers puits. Sans cette information, la fondation sur pieux aurait pu rencontrer un vide sous la pointe, avec un risque de tassement différentiel inacceptable. La résistivité électrique couvre un volume de terrain, pas juste un point. Elle identifie les zones de faiblesse, les circulations d'eau souterraine et les variations latérales de faciès. Ignorer cette étape revient à jouer à la roulette avec la géologie bisontine.
Nos services
Nous déployons la méthode de résistivité électrique selon deux approches complémentaires, adaptées aux problématiques rencontrées dans le bassin de Besançon et le massif jurassien.
Sondage Électrique Vertical (SEV)
Nous utilisons un dispositif Schlumberger avec des écartements AB pouvant atteindre 200 mètres pour investiguer jusqu'à 50 mètres de profondeur. Cette technique trace un profil 1D de la résistivité sous un point précis, idéal pour déterminer l'épaisseur des alluvions, la profondeur du substratum calcaire ou la position de la nappe phréatique. Nous corrélons chaque courbe de SEV avec les lithologies rencontrées lors de nos sondages à la tarière pour un calage robuste du modèle géoélectrique.
Tomographie de Résistivité Électrique (ERT)
Pour les projets linéaires comme les tranchées d'assainissement ou les fondations de murs de soutènement le long du Doubs, nous mettons en œuvre des profils 2D de résistivité. Un câble multielectrode avec 48 ou 72 prises nous donne une image continue du sous-sol. L'inversion des données permet de visualiser les zones de fracturation, les chenaux karstiques et les contrastes entre les remblais anthropiques et les terrains naturels. Cette vision en coupe est précieuse pour positionner les reconnaissances mécaniques complémentaires aux endroits critiques.
Questions et réponses
La résistivité électrique fonctionne-t-elle en milieu urbain comme Besançon ?
Oui, mais avec des précautions. Les courants vagabonds, les canalisations enterrées et le béton armé perturbent les mesures. Nous adaptons le dispositif en éloignant les électrodes des sources de bruit et en utilisant des filtres numériques. En secteur dense, nous privilégions souvent les parcs, les places publiques ou les axes fermés à la circulation pour obtenir des données exploitables.
Quelle est la différence entre un SEV et une tomographie électrique ?
Le SEV donne un profil vertical en un point, avec une profondeur d'investigation importante pour un coût modéré. La tomographie électrique fournit une coupe 2D continue le long d'un profil, montrant les variations latérales. À Besançon, nous utilisons le SEV pour une première reconnaissance profonde et la tomographie pour détailler les anomalies détectées ou suivre des structures linéaires comme un paléochenal du Doubs.
Est-ce que cette méthode remplace les sondages mécaniques ?
Non, elle les complète. La géophysique couvre un volume et guide l'implantation des sondages mécaniques, mais ces derniers restent indispensables pour identifier précisément la nature des terrains et prélever des échantillons. Nos ingénieurs conçoivent le programme de reconnaissance en combinant les deux approches, conformément à la mission géotechnique G2 de la norme NF P94-500.
Quel budget prévoir pour une campagne de résistivité électrique à Besançon ?
Le coût dépend du nombre de SEV, de la longueur des profils de tomographie et de l'accessibilité du site. Une campagne incluant trois SEV et un profil de tomographie de 200 mètres se situe généralement entre 490 et 970 euros. Chaque devis est établi sur mesure après une visite de terrain et une analyse de vos objectifs géotechniques.