La norme NF EN ISO 17892-4 encadre strictement la détermination de la distribution dimensionnelle des particules. À Besançon, cette analyse est incontournable dès qu'on touche aux argiles à chailles du Jurassique ou aux limons de débordement du Doubs. Nous voyons trop souvent des projets ralentis parce que la fraction fine n'a pas été anticipée. Le tamisage par voie humide jusqu'à 63 μm suivi de la sédimentométrie nous donne la courbe complète, de 80 mm jusqu'à 2 μm. Cette courbe granulométrique est le premier indicateur pour classifier un sol selon le GTR et choisir une technique de traitement adaptée aux sensibilités hydriques locales. Dans notre laboratoire, nous couplons systématiquement cette analyse avec un essai de limites d'Atterberg pour évaluer l'argilosité réelle du prélèvement, paramètre souvent sous-estimé dans les projets de plateformes sur le secteur de Planoise.
La courbe granulométrique ne ment jamais : elle révèle la vraie nature du terrain avant même le premier coup de pelle.
Détails techniques du service à Besancon

Défis techniques typiques à Besancon
Les limons argileux de la plaine alluviale du Doubs, fréquents autour de la boucle bisontine, sont sensibles au gel et au retrait-gonflement. Une granulométrie mal interprétée sur ces matériaux peut fausser l'indice de portance CBR et entraîner un sous-dimensionnement de la couche de forme. Nous avons vu des cas où le Dmax déclaré ne correspondait pas à la réalité du tout-venant de carrière, rendant la planche d'essai non conforme. Autre point critique : l'absence de tamisage par lavage. Si vous ne lavez pas l'échantillon avant tamisage à sec, les fines agglomérées faussent le fuseau granulométrique et vous classez un sol A1 en A2, avec les conséquences mécaniques que cela implique. Sur les projets de VRD dans les zones d'extension urbaine comme à Thise ou Chalezeule, nous insistons pour que la granulométrie soit faite avec la fraction 0/80 mm complète, sans scalpage préalable, pour éviter les mauvaises surprises lors du réglage final.
Nos services
Notre gamme d'essais granulométriques couvre tous les besoins rencontrés sur les chantiers bisontins, du simple contrôle de matériaux de remblai à l'étude complète de sols complexes.
Analyse granulométrique complète (tamisage + hydromètre)
Essai standard pour tout échantillon de sol. Tamisage par voie humide sur tamis de 63 μm, séchage, tamisage mécanique de la fraction retenue et analyse sédimentométrique de la fraction fine. Courbe granulométrique fournie avec les coefficients Cu et Cc.
Tamisage simple par voie sèche
Pour les matériaux grenus (sables, graves) avec moins de 5% de fines. Utilisation de la colonne de tamis AFNOR complète. Adapté au contrôle de granulats de carrière pour béton ou couche de forme.
Bloc complet d'identification GTR
Pack combinant granulométrie, limites d'Atterberg et équivalent de sable. Idéal pour la classification des sols selon le GTR et le dimensionnement des structures de chaussée en contexte bisontin.
Questions et réponses
Quel est le prix d'une analyse granulométrique à Besançon ?
Le coût d'une analyse granulométrique à Besançon se situe entre 90 € et 180 € selon le type d'essai. Un tamisage simple par voie sèche est plus économique, tandis qu'une analyse complète avec sédimentométrie se rapproche de la fourchette haute. Ce tarif inclut le lavage, le tamisage mécanique, l'essai à l'hydromètre et la rédaction du rapport avec la courbe granulométrique.
Quelle quantité de sol faut-il prélever pour l'essai ?
Cela dépend du Dmax présumé. Pour un sol fin (limon, argile), 500 grammes suffisent. Pour un sol grenu avec des éléments jusqu'à 80 mm, il faut prévoir 5 kg de matériau. Si vous n'êtes pas sûr, ramenez un seau plein de 10 litres et nous ferons le quartage nécessaire au laboratoire. L'important est que l'échantillon soit représentatif et protégé de la dessiccation.
Pourquoi faire un tamisage par lavage et pas juste à sec ?
Parce que le tamisage à sec seul est aveugle sur la fraction fine. Les particules inférieures à 80 μm s'agglomèrent naturellement et restent piégées sur les tamis supérieurs. Vous sous-estimez alors le passant à 80 μm et vous vous trompez de classe de sol. Le lavage disperse ces fines et donne la vraie distribution. Dans les limons de la vallée du Doubs, l'écart peut atteindre 15 points de pourcentage. Plus d'info.